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samedi 27 avril 2019

tony di napoli - cantate partisane

Cette performance est présentée dans le cadre de l'inauguration de l'installation Chant 2 - Source de la Meuse du plasticien Tony Di Napoli au Musée de la Boverie

Comment pouvons-nous prendre la parole dans une époque troublée qui est la nôtre ? Quels sont les actes artistiques que l’on peut poser pour tenter d’inverser cette tendance d’inhumanités grandissantes ? De la radio, les vibrations acoustiques des informations quotidiennes parviennent jusqu’à nos oreilles, mais qu’entendons-nous réellement ? 

Cantate partisane est une œuvre composée par Tony Di Napoli pour trois voix de femmes, une voix d’homme, 18 pierres sonores et dispositif électronique. Comme base à cette composition, 6 notes, dont les fondamentales sont accordées suivant 4 diapasons différents, espacés chacun d’un quart de ton.

Les voix des chanteuses, par l’intermédiaire d’un dispositif électronique développé par le Centre Henri Pousseur font vibrer les pierres en créant des interactions directes entre les harmoniques de la voix et les partiels de chaque pierre.

Cantate partisane se veut être une prise de parole subjective et directe, un souhait de créer des liens entre le processus de création artistique et la vie de tous les jours.

Le vendredi 26 avril 2019, des séances pédagogiques autour du spectacle sont organisées en collaboration avec les Jeunesses Musicales de Liège. 

Coproduction : Résonance Contemporaine - en collaboration avec la Boverie.

14h00 & 16h00 

LIÈge
Musée de la boverie

8 €

(ticket combiné avec l'exposition Liège. Chefs-d'œuvre : 14 €)

Tony Di Napoli, litophones et voix

Caroline Marçoit, Géraldine Keller, Isabelle Deproit, voix 

Centre Henri Pousseur, électronique

Tony di Napoli, Cantate Partisane

 


TONY DI NAPOLI, CHANT 2 - SOURCE DE LA MEUSE

Installation visuelle et sonore.
Composition pour 8 pierres sonores, source de la Meuse et dispositif électronique.

 « La légende raconte que l’empereur mythologique Huang Di envoya un de ses ministres, Ling Lun à la recherche d’un son étalon. Il se rendit à l’ouest, dans l’ancienne province tibétaine de l’Amdo. À la source du fleuve Jaune, il confectionna à l’aide de bambous poussant à proximité des berges, un tuyau sonore reproduisant exactement le son de l’eau lorsqu’elle sort de la terre. Lorsqu’il souffla dans ce tuyau deux phénix apparurent, l’un mâle, l’autre femelle. Ils chantèrent douze sons dont celui de la source.
Le son primordial, la cloche jaune, le son de la source aurait le pouvoir d’apaiser  le coeur des hommes … »

Cette installation sonore est le deuxième volet d’une série de travaux autour des sons des sources des fleuves et rivières.
Elle comprend un espace délimité au sol dans lequel se trouve, au centre, un haut-parleur diffusant  à 360 degrés un enregistrement du son de la source de la Meuse.
Autour de celui-ci, 8 pierres sonores accordées pour certaines suivant un mode micro-tonale et dont les fréquences interagissent avec le son de la source, sont mises en vibration par l’intermédiaire d’un dispositif électronique.
Le haut-parleur a été conçu et réalisé à Lyon par Yvan Maurel.
Le dispositif électronique a été développé par Patrick Delges du Centre Henri Pousseur à Liège.